L’opposition vénézuélienne refuse de participer aux prochaines législatives

Au Venezuela, l’opposition majoritaire au Parlement a annoncé, dimanche 14 juin, qu’elle ne participerait pas aux prochaines élections législatives prévues pour la fin de l’année. En cause : la nomination, vendredi, d’un nouveau Conseil national électoral par le Tribunal suprême de justice réputé acquis au président Nicolas Maduro.

« La dictature ne veut pas d’élections. » Voilà le titre du communiqué de onze partis d’opposition pour rejeter la nomination, vendredi 12 juin, d’un nouveau Conseil national électoral. C’est le Tribunal suprême de justice qui a nommé les nouveaux membres, dont une nouvelle présidente sanctionnée par le Canada.

Pour l’opposition, qui accuse le TSJ d’être acquis à Nicolas Maduro, cette nomination est une « usurpation des attributions » de l’Assemblée nationale. Car selon la Constitution, c’est en effet au Parlement de choisir les nouveaux recteurs du Conseil national électoral. Mais la Cour suprême s’est arrogée cette prérogative car depuis 2016, elle juge nulles toutes les décisions prises par l’Assemblée nationale où l’opposition est majoritaire.

Cette nomination acte donc l’échec des négociations entre le gouvernement et l’opposition pour nommer un nouveau Conseil national électoral en bonne et due forme et risque d’empirer la crise politique au Venezuela.

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Elections, déconfinement, “monde d’après” : les initiatives du président Maduro

A cause du chantage de l’aile putschiste sur le reste de la droite et des sabotages incessants de l’administration Trump/UE, ce dialogue a nécessité… près de 600 appels publics du président Maduro aux partis d’opposition. Il a finalement fonctionné.

“C’est la première fois qu’une négociation entre le gouvernement et l’opposition génère des résultats positifs, le Venezuela dispose d’un Conseil National Electoral rénové, nous continuons à travailler avec dans l’agenda des garanties électorales plus nombreuses et meilleures” déclare Francisco Matheus, secrétaire d’organisation de Cambiemos, un des partis d’opposition dont le député Timoteo Zambrano salue “un pas en avant vers une solution pacifique contre le radicalisme des violents”. Le leader du parti d’opposition Soluciones, Claudio Fermin, voit dans les prochaines élections parlementaires “le chemin pour sortir de la guérilla, de la déstabilisation et de l’abandon de nos intérêts en faveur de l’étranger”. Même le journaliste Jesus Chuo Torrealba, ex-Secrétaire général de la “Mesa de la Unidad Democratica” qui regroupa un temps l’ensemble de l’opposition au “régime dictatorial”, semble s’être converti : “la perspective de la « rupture » et l’illusion de « l’invasion » étant derrière nous, la recherche du changement politique au Venezuela passe par le sauvetage de la politique comme rationalité et exercice, y compris dans sa dimension électorale.”

Deux directeurs principaux du Conseil National Electoral nommés le 12 juin et quatre suppléants sont incontestablement liés à d’autres partis d’opposition anti-chaviste, à savoir Accion Democratica, Copei (démocratie-chrétienne) et le MAS, y compris les groupes dérivés.

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Venezuela. L’opposition se retire des prochaines législatives qu’elle qualifie de « farce »

L’opposition vénézuélienne, majoritaire au Parlement, a annoncé dimanche 14 juin se retirer des élections législatives prévues d’ici la fin de l’année, un processus électoral qu’elle a qualifié de farce.Les partis démocratiques vénézuéliens ne valideront ni ne reconnaîtront aucune farce électorale mise en scène par la dictature (du président chaviste Nicolás Maduro, N.D.L.R.) dans son propre intérêt, affirment dans un communiqué des représentants de onze formations politiques, dont les quatre principaux partis d’opposition.

Ces formations fustigent la prétention dictatoriale de ces élections destinées à renouveler l’Assemblée nationale, un processus qui servira selon elles à aggraver la crise politique actuelle.

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