5 janvier : au Venezuela, frondeur et décadence de Juan Guaidó

Le 5 janvier, quand Juan Guaidó est élu président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, seule institution à échapper à la mainmise du régime socialiste, personne n’imagine le rôle que va jouer ce député de 35 ans jusqu’alors discret. En quelques semaines, il redonne vie à une opposition anesthésiée après la réélection de Nicolás Maduro, en mai 2018. Jugeant ce mandat «usurpé», Guaidó se proclame «président par intérim».

En février, il échoue à faire entrer dans le pays des camions d’aide d’urgence venus des Etats-Unis. Et ses appels aux militaires à cesser leur soutien au régime ne provoquent que quelques dizaines de désertions. Incapable de faire vaciller son adversaire, Guaidó est en outre mêlé à des affaires embarrassantes. Des photos le montrent en compagnie de membres d’un groupe paramiliaire d’extrême droite. Et fin novembre sont révélés les liens d’une dizaine de députés de son camp avec des hommes d’affaires qui s’enrichissent en commerçant avec le pouvoir.

Il aborde 2020 avec une image ternie qui pourrait lui coûter ses casquettes de président de l’Assemblée, de président par intérim et de chef de file de l’opposition.

Source : 5 janvier : au Venezuela, frondeur et décadence de Juan Guaidó – Libération

Crise au Vénézuela: « Ça fait trois ans que je n’ai pas bu une bière »

« Ça fait trois ans que je n’ai pas bu une bière », confie, amer, Nelson, 66 ans, en sirotant une gorgée de cocuy, un alcool à base d’agave, lors d’une fête religieuse dans le village de Bobaré, quelque 400 km à l’ouest de Caracas.

De la bière, « rares sont ceux qui en boivent encore. En tout cas, pas nous, les pauvres », poursuit ce retraité qui assiste à une procession de la Vierge au son des guitares, dans cette région montagneuse semi-aride où pousse cette plante (Agave cocui Trelease), cousine de celles qui donnent le mezcal et la tequila au Mexique.

Au Venezuela, pays secoué par une profonde crise où le FMI prévoit une inflation de 200.000% cette année, Nelson Vargas et nombre de ses compatriotes ont tiré un trait sur le whisky, la bière ou le rhum, trop chers, et se tourner vers des boissons locales et plus accessibles, comme le cocuy.

Avec toute sa pension de retraite équivalente à trois dollars mensuels, il pourrait à peine se payer deux bières, quand la bouteille de cocuy à 50 degrés est vendue environ 2 dollars.

Source : RTL 5minutes – Crise au Vénézuela: « Ça fait trois ans que je n’ai pas bu une bière »

Y-a-t-il des montagnes au Venezuela ?

Les montagnes du Venezuela sont en grande partie une extrémité de la Cordillère des Andes. Il fut un temps, ces sommets étaient couverts de glaciers.

Source : [Montagnes du Monde] Y-a-t-il des montagnes au Venezuela ?