Comprendre le blocus contre le Venezuela : le vécu et les faits (2/2)

La chronologie qui suit nous permet de répondre à trois questions essentielles pour comprendre le blocus contre le Venezuela : « Qui impose le blocus ? A qui l’imposent-il ? Et pourquoi ? » (1).

A la lecture des mesures prises, la réponse à la première question saute aux yeux : ce sont les Etats-Unis, suivit par leurs vassaux latino-américains ou européens. Les faits parlent d’eux-mêmes. Cela se passe de commentaires ou d’interprétations douteuses.

La réponse à la deuxième question coule aussi de source. Alors que certains commentateurs s’évertuent à relayer les éléments de langage de l’administration étatsunienne faisant croire qu’il ne s’agit que de sanctions ciblées sur des personnes, la lecture de ce document nous amène à une conclusion logique. C’est bien le Peuple vénézuélien tout entier qui est visé. Ce qui est d’ailleurs explicitement revendiqué par le pouvoir des Etats-Unis

Source : Venezuela en Vivo: Comprendre le blocus contre le Venezuela : le vécu et les faits (2/2)

Venezuela : face à une inflation monstre, Nicolas Maduro augmente le salaire minimum de 150%

La crise économique perdure au Venezuela. Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a augmenté le salaire minimum de 150%, jeudi 29 novembre, afin de tenter d’endiguer l’inflation endémique, qui a atteint 1 350 000% cette année, selon le FMI. Avec cette nouvelle augmentation, le salaire minimum passe ainsi de 1 800 à 4 500 bolivars, soit environ 50 dollars (44 euros) au taux officiel – une rémunération qui permet à peine d’acheter 3 kg de viande.

Il s’agit du sixième réajustement de l’année, dans le cadre d’un plan de réforme économique visant à contenir les effets de l’inflation. Il y a trois mois, l’Etat avait augmenté les salaires de 3 400%, et dévalué la monnaie vénézuélienne en lui retirant cinq zéros. Des mesures qui ont permis un « ralentissement significatif de l’inflation », selon Nicolas Maduro. Le président vénézuélien estime l’inflation est « bien en dessous des prévisions du Fonds monétaire international ».

Source : Venezuela : face à une inflation monstre, Nicolas Maduro augmente le salaire minimum de 150%

[Audio] Migrants vénézuéliens : témoignage de l’évêque de Cúcuta

Si le Venezuela ne fait plus les gros titres de la presse, la situation sociale et économique demeure très préoccupante. L’exode de milliers de Vénézuéliens se poursuit chaque jour. Beaucoup se dirigent vers la Colombie dans l’espoir de pouvoir s’y approvisionner ou d’y trouver un travail. D’autres poursuivent leur route vers l’Équateur ou le Pérou notamment.

Ils entrent en Colombie en passant par la ville frontière de Cúcuta, le chef-lieu du département du Nord de Santander, une région parmi les plus pauvres du pays. Sur place, le diocèse offre une aide concrète à ces personnes, en leur procurant notamment des plats chauds et une aide spirituelle. L’évêque de Cúcuta, Mgr Victor Manuel Ochoa Cadavid, raconte que sa ville souffre et qu’il vit «la tragédie» de ses frères vénézuéliens.

Source : Migrants vénézuéliens : témoignage de l’évêque de Cúcuta – Vatican News

Venezuela: les étrangers commencent à fuir eux aussi

Alors que le Chili renvoie chez eux méthodiquement les immigrés haïtiens (pont aérien hebdomadaire entre Santiago et Port-au-Prince), le président chilien Sébastien Pinera fait rapatrier ses compatriotes établis au Venezuela.

C’est le même avion militaire qui venait de déposer 179 personnes en Haïti qui, au retour, a fait un détour par le Venezuela pour y embarquer 99 Chiliens. Il s’agit parfois de Chiliens vivant au Venezuela depuis 40 ou 50 ans. Ils ne supportaient plus les conditions de vie devenues trop difficiles dans ce pays : manque de nourriture et de médicament, insécurité, violence.

Source : Venezuela: les étrangers commencent à fuir eux aussi – Martinique la 1ère

Comprendre le blocus contre le Venezuela : le vécu et les faits (1/2)

Au mieux la guerre économique et le blocus financier contre le Venezuela sont généralement invoqués comme un détail sans importance ou une invention du gouvernement, au pire, et dans l’extrême majorité des cas, elle est complètement passé sous silence.

Il ne s’agit pas ici de faire une révision exhaustive des politiques économiques de la Révolution Bolivarienne. Si la majorité d’entre elles ont eu un apport bénéfique pour le pays, certaines ont pu être ponctuées d’erreurs, et ont pu avoir des conséquences dans la crise économique que traverse actuellement le pays. Cependant, il est indéniable que les manœuvres et les sanctions contre l’économie vénézuélienne ont un impact prédominant dans la situation économique actuelle.

Et aujourd’hui, il est impossible d’analyser objectivement la situation au Venezuela sans passer par une étude minutieuse du blocus financier et de la guerre économique.

Source : Comprendre le blocus contre le Venezuela : le vécu et les faits (1/2) | Investig’Action

Quand le ministre oublie son passé de syndicaliste enseignant

Aristóbulo Istúriz fut ministre de l’Éducation entre 2001 et 2007. Au cours de sa gestion, il fut critiqué pour faire la sourde oreille aux protestations de ses ex-collègues. Avant d’arriver au pouvoir, Istúriz était professeur de sciences sociales et d’histoire. Dans les années 1980, il se fit connaître comme un dirigeant syndical de premier plan. Il fonda et présida le Sindicato Único del Magisterio (SUMA), ainsi que la Federación de Trabajadores del Magisterio (Fetramagisterio). Si quatre décennies ont passé, les enseignants se souviennent encore de lui. Ils pointent le fait qu’il aurait oublié son passé d’enseignant.

Quand il était dirigeant syndical, il était de coutume de le voir mener des actions de grève. Il fermait des écoles avec des cadenas, soudaient les serrures pour empêcher l’entrée en classe. Il s’enchaîna même une fois à l’entrée d’une école pour exiger un meilleur salaire.

Source : Quand le ministre oublie son passé de syndicaliste enseignant – Barril.info