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Elu d’une courte tête le 14 avril, investi cinq jours plus tard dans un climat de crise, le nouveau président vénézuélien, Nicolas Maduro, a annoncé, dimanche 21 avril, la composition de son nouveau gouvernement. Celui-ci a prêté serment lundi. Les proches de l’ancien chef d’Etat, Hugo Chavez, conservent tous, ou presque, leur poste, à commencer par Rafael Ramirez, patron de la puissante entreprise pétrolière PDVSA et ministre du pétrole et des mines.

Sur son compte Twitter, l’ancien candidat présidentiel de l’opposition, Henrique Capriles Radonski, a immédiatement réagi aux nouvelles nominations : « Más de lo mismo  » (« du pareil au même »). Il continue de contester le résultat de l’élection présidentielle.

L’opposition, qui réclamait le recomptage des voix, a finalement obtenu du Conseil national électoral (CNE) un audit de toutes les urnes n’ayant pas fait l’objet d’une vérification dès le soir du scrutin. L’opération devrait tarder plusieurs semaines. M. Capriles a fait savoir qu’il n’excluait pas une nouvelle élection. Sur Twitter, il parle de la nouvelle équipe au pouvoir comme d’un gouvernement provisoire.

 

Des ministres contestés gardent leur emploi, comme Iris Varela à la tête des affaires pénitentiaires. D’autres changent de portefeuille ou reviennent. C’est le cas de Jesse Chacon, qui avait quitté le gouvernement en 2009 après que son frère fut accusé de détournement de fonds publics. Il prend aujourd’hui la tête du ministère de l’énergie électrique. Le poste est sensible, alors que des coupures de courant continuent en province.

 

« Ceux qui, au sein du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), appelaient de leurs vœux un dialogue avec l’opposition ou au contraire à un virage à gauche, en sont pour leur frais : le mot d’ordre semble être la continuité, soupire Alejandro, un jeune militant du parti chaviste. Mais le gouvernement sait qu’il a gagné de peu la présidentielle et qu’il doit rapidement montrer des résultats sur le terrain, notamment en matière de lutte contre l’insécurité, les pénuries et les pannes d’électricité. »

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