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A Santa Barbara, Etat de Barinas, nous arrivons chez un vieux lutteur paysan, German Gustavo Pernia Vera. La réforme agraire, il l’a payée de son sang et de sa sueur. 

 

German a enfin une petite parcelle de 48 hectares au sein d’une coopérative. Cette terre, il l’a acquise de haute lutte. Ici, les grands propriétaires, encore majoritaires, faisaient la loi. Avec plus de 400 personnes, pendant des mois, German a occupé les terres de « latifundios » improductifs, notamment la propriété « Los Olivos » (1 700 hectares). La lutte fut très dure. Un véritable « bochinche » (elle fit du tapage).

 

« Chavez tiene mucho que dar todavia » (a encore beaucoup à donner). « Tu sais, il ne part pas d’un dogme, il cherche des solutions, il ose. » Le salaire moyen vénézuélien équivaut aujourd’hui à environ 407 $. La nouvelle « loi du travail » (1er mai 2012) interdit le travail contractuel. « Grâce à des crédits à 1%, je peux acheter des semences, les engrais, du matériel. Je souhaite que Chavez soit réélu jusqu’à ‘2000-siempre’ (2000-toujours). Mais, si par malheur, nous perdions un jour les élections, moi, je ne rendrai jamais cette terre. Il faudra venir me déloger à la pointe du fusil. Je la défendrai, avec la ‘correa bien puesta’ (avec mes tripes). Ici, il n’y aura pas de retour en arrière. »

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