Depuis le début des années 2000, la Russie a fait du Venezuela un symbole de sa contestation de l’ordre américain, à la faveur de l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine et d’Hugo Chávez. Moscou voyait Caracas comme un miroir de sa propre politique étrangère: un régime antiaméricain, riche en pétrole, capable d’offrir à la Russie une assise durable en Amérique latine, résume le Financial Times. Les liens se sont noués autour d’énormes contrats d’armement et d’investissements pétroliers, faisant du Venezuela l’un des partenaires extra-européens les plus importants du Kremlin.
Dans ce schéma, le Venezuela servait à la fois de vitrine politique –un allié bruyant contre Washington– et de terrain économique pour les grandes entreprises russes de l’énergie. Mais cette relation reposait sur un pari risqué: celui d’un régime autoritaire fragilisé, d’une économie exsangue et d’une violence quotidienne que même les délégations russes ne pouvaient ignorer. Pourtant, Nicolás Maduro a été capturé, les hélicoptères américains ont traversé sans difficulté les défenses russes et Moscou n’a pas levé le petit doigt. Après vingt ans de présence et de milliards investis, pourquoi le Kremlin a-t-il laissé son allié affronter seul la puissance américaine?
Source : Comment la Russie a tout perdu au Venezuela, après vingt ans d’investissements massifs | Slate.fr
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