Les membres de la communauté autochtone warao du Venezuela font face à de nombreux obstacles pour démarrer une nouvelle vie au Brésil. Mais certains de leurs compatriotes warao les aident à les lever.

Le Brésil accueille plus de 300 000 réfugiés et migrants vénézuéliens qui ont fui l’insécurité ainsi que les pénuries de nourriture et de médicaments dans leur pays. Environ 7000 d’entre eux sont Warao, dont beaucoup sont arrivés au Brésil démunis et souffrant de malnutrition. Ces Vénézuéliens autochtones sont confrontés à des obstacles particulièrement difficiles pour couvrir leurs besoins fondamentaux et s’adapter à la vie au Brésil.

Dans ce pays de langue portugaise, ils sont souvent confrontés à une double barrière linguistique car beaucoup, en particulier les Warao plus âgés, ne s’expriment que dans leur propre langue et ne parlent que des rudiments d’espagnol. Pire encore, de nombreux Warao arrivent sans document, ou seulement avec des pièces d’identité périmées ou dont le nom est mal orthographié en raison de problèmes de communication précédemment rencontrés avec les autorités vénézuéliennes. A cause de ces problèmes, il leur est beaucoup plus difficile de trouver un emploi et un logement. De ce fait, de nombreux Warao dorment dans la rue et doivent mendier pour survivre.

Source : HCR – Des Vénézuéliens autochtones aident leurs compatriotes à recommencer une nouvelle vie loin de chez eux