Le-Venezuela-dictature-où-il-n’y-a-pas-de-place-pour-les-opposants. La vieille antienne de l’internationale médiatique vise la gauche du monde entier, pour mieux la démobiliser, la neutraliser, éliminer toute velléité de solidarité.

Le dimanche 21 novembre 2021, 70.244 candidat(e)s se présentent aux élections régionales et municipales. Les partis d’opposition (dont l’extrême droite) présentent près de 67162 candidat(e), soit 96% du total. Fort de son caractère unitaire, le chavisme ne présente que 3082 candidat(e)s, soit 4%. Il y a donc près de 22 candidat(e)s d’opposition pour chaque candidat(e) chaviste. Ces « méga-élections » concernent 3.082 postes dans tout le pays : 23 postes de gouverneur(e), 335 postes de maire(sse), 253 postes de législateur(trice) régional(e) et 2.471 postes de conseiller(ère) municipal(e). Il s’agit du 29ème scrutin organisé dans le pays depuis l’élection de Hugo Chavez en décembre 1998.

Le processus électoral sera observé par plus de 300 observateurs internationaux. L’Union européenne a envoyé près de 100 observateurs (après avoir décliné l’invitation du Centre National Électoral lors des élections de 2006) mais la mission de novembre 2021 est en partie discréditée par les déclarations du dirigeant européen Borrel pour qui « notre rôle est d’aider l’opposition » et « seul le rapport de l’UE validera ou non le résultat » (sic). En outre, espérant faire pression sur les électeur(trices)s, l’Union Européenne vient de reconduire « pour un an » ses sanctions illégales contre le Venezuela (dénoncées par l’ONU), à trois jours du scrutin…

 

 

Source : Élections au Venezuela, un tournant | Venezuela Infos