Est-ce que la mort d’un leader politique peut perturber drastiquement le fonctionnement de l’économie et même entraîner une pénurie de papier toilette? C’est ce qu’affirment du moins la banque centrale du Venezuela, et sa nouvelle présidente nommée par l’exécutif, Edmée Betancourt.
Dans une de ses premières interventions sur l’état de l’économie depuis sa prise de fonction, Edmée Betancourt a accusé le climat politique instable dans le pays lié à la mort du président Chavez d’influencer grandement les fondamentaux du Venezuela, laissant craindre selon certains experts une hémorragie économique similaire à la période 2008-2009 lorsque le prix de l’or noir avait lourdement dégringolé. L’exécutif vénézuélien a souligné dans plusieurs interventions et communiqués qu’une « guerre économique » est menée contre le nouveau président Nicolas Maduro dont l’élection est contestée par l’opposition qui a récemment cherché du soutien auprès de la Colombie pour opérer un recomptage des bulletins de vote.
Plusieurs chiffres concernant l’évolution économique du pays doivent être publiés cette semaine par la banque centrale mais les autorités financières ont déjà annoncé que les chiffres seront mauvais. Les experts internationaux ne se fient d’ailleurs pas à ces données puisque depuis plusieurs années le Venezuela a décidé de ne pas communiquer sur certains chiffres économiques standards nécessaires pour la compréhension de l’évolution de l’activité.
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