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Au cours de ses déplacements en Amérique latine, Lula se fait le champion de l’intégration régionale et prône l’augmentation des échanges commerciaux. Mais il n’hésite plus à faire entendre ses différences à l’égard d’autres dirigeants de la gauche latino-américaine.

Ainsi, l’entretien publié par le quotidien péruvien La Republica, le 3 juin, évoque la crise au Venezuela après la disparition du président Hugo Chavez et l’élection contestée de son successeur, Nicolas Maduro, le 14 avril. « La société est très divisée au Venezuela depuis longtemps, constate Lula. J’ai parlé de ça plusieurs fois avec le président Chavez, en vue de réduire les tensions. »

Le scrutin présidentiel « a produit au Venezuela une situation sui generis », souligne le dirigeant brésilien : « La surprise de la dernière élection résulte de l’émotion populaire suscitée par la mort de Chavez : les enquêtes estimaient que l’élection de Maduro allait être plus facile. Les sondages n’ont pas perçu l’évolution » de l’électorat. Et d’ajouter : « Il est très difficile de gouverner une société partagée entre 50 % pour et 50 % contre [le gouvernement] ; on peut le faire, mais avec beaucoup de tension ; je crois qu’il faut réduire cette tension pour gouverner avec tranquillité. »

Lula pense que le gouvernement vénézuélien doit « adopter un nouveau rythme », »élargir sa base sociale, notamment gagner la classe moyenne et les chefs d’entreprise, consolider un processus de paix ». « Maduro dispose d’une majorité parlementaire, ajoute l’ancien président brésilien. Le problème est d’utiliser cette majorité pour exercer la démocratie et non pas se servir de la majorité pour augmenter le pouvoir personnel. » Or, ce n’est pas la voie du dialogue qu’ont emprunté les dirigeants chavistes, mais celle de la confrontation avec les opposants.

 
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