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Calixto Ortega a été désigné par Nicolas Maduro nouveau chargé d’affaires àWashington. J’ai pu le rencontré jeudi 25 avril à Caracas et il a commenté pour moi les suites de l’élection présidentielle du 14 avril. « Henrique Capriles me paraît hors de contrôle. Il refuse de reconnaître les institutions vénézuéliennes. »

 

Pour Calixto Ortega, un proche de Nicolas Maduro, les résultats de l’élection présidentielle au Venezuela du 14 avril dernier ne peuvent être contestés etHenrique Capriles fait prendre de grands risques au pays en ne reconnaissant pas ce résultat. « Le résultat a été une surprise pour moi. Toutes les enquêtes indiquaient que nous gagnerions avec  un million de voix d’avance. Mais si nous avons été surpris, l’opposition l’a été plus que nous encore, estime Calixto Ortega. Mais cela ne lui donne pas le droit de remettre en cause nos institutions. Il n’a pas contesté le résultat quand le Conseil national électoral (CNE) l’a déclaré vainqueur de l’élection régionale de Miranda avec moins de 30 000 voix d’avance sur Elias Jaua. »

Calixto Ortega dénonce les désordres que l’appel à manifester de Henrique Capriles a provoqués et rappelle que 8 personnes ont été tuées lors des manifestations  du lundi 15 avril devant les sièges régionaux du CNE. Il reconnaît que Henrique Capriles a le droit de contester les résultats mais « la loi vénézuélienne prévoit des mécanismes pour canaliser et traiter ce types de réclamation. Au lieu de cela, il a appelé les gens à descendre dans la rue ».

Nous avons également abordé avec Calixto Ortega les relations du Venezuela avec les Etats-Unis et son nouveau rôle en tant que nouveau chargé d’affaires. « Ce n’est pas un chemin de roses, mais je m’efforcerai d’éviter les épines ». Les deux pays ont rappelé leurs ambassadeurs en 2010 et depuis les discussions pour renouer le dialogue n’ont pas abouti. Le jour même de la mort de Hugo Chavez, deux diplomates étatsuniens ont été expulsé par Caracas, accusé de fomenter un coup d’Etat en rencontrant des militaires vénézuéliens.

 

« Les relations entre nos pays sont compliquées mais je pense que nous pouvons trouver un terrain d’entente ». La politique de lutte contre le trafic de drogues est l’un des axes principaux sur lequel le nouveau chargé d’Affaires vénézuélien àWashington entend développer de nouvelles coopérations entre les deux pays.

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