Le Venezuela a commencé mardi l’année 2013 dans l’incertitude sur le sort de son président Hugo Chavez, hospitalisé depuis trois semaines à Cuba, où il est soigné pour un cancer, et dont l’état s’est détérioré alors qu’il était censé prêter serment pour un nouveau mandat le 10 janvier.
Indice du climat d’inquiétude qui règne sur le pays, les festivités officielles du Nouvel An ont été annulées, et les rues de Caracas étaient pratiquement vides mardi, premier jour de la nouvelle année.
La rareté des informations sur la santé de M. Chavez contribue à alimenter l’inquiétude de ses partisans. Depuis qu’il est parti se faire soigner à La Havane, aucun communiqué médical n’a été publié. C’est le gouvernement vénézuélien qui informe au compte-gouttes sur son état de santé dans de brefs communiqués que doivent obligatoirement diffuser toutes les radios et les télévisions du pays.
Alors que même ses partisans ont quasiment exclu qu’il soit en état de prêter serment à cette date, les réseaux sociaux bruissent de rumeurs annonçant sa mort tandis que d’autres multiplient les témoignages de solidarité avec le président.
Au niveau politique, le pouvoir bute sur un « écueil »: parvenir à repousser la date de prestation de serment, inscrite dans la Constitution, d’une façon qui ne soit pas interprétée « comme un coup d’Etat institutionnel », a estimé l’analyste Luis Vicente Leon.
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