Le pouvoir vénézuélien et l’opposition n’ont aucun intérêt à précipiter les événements. Que Chavez soit définitivement empêché d’assumer son mandat ou qu’il le soit temporairement, l’incertitude est un facteur qui compliquerait la nouvelle élection prévue par la Constitution. Le décès de Chavez susciterait une vague d’émotion dont le résultat dans les urnes est imprévisible.
Pour Cuba, l’enjeu est encore plus important. Comme pour le Venezuela, la stabilité du régime est menacée. L’éventuelle fin des importations de pétrole subventionnées précipiterait de graves dificultés économiques, alors que les réformes de Raul Castro marquent le pas. La Havane a d’ailleurs commencé à diversifier ses partenariats économiques en direction notamment du Brésil et de la Chine. Et le second mandat de Barack Obama offre une fenêtre d’opportunité pour la normalisation des relations avec les Etats-Unis, seule posibilité de sortir l’économie cubaine du marasme. Le mutisme des Cubains à propos de la santé de Chavez est à la mesure de leur préoccupation.
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