Si le recentrage de l’opposition vénézuélienne lui a permis de rassembler 44,2 % des électeurs, seul le centre-gauche peut assurer la bonne gouvernance et la prospérité, conformément à la tradition du Venezuela après la démocratisation de 1958.
Rallier des chavistes suppose de maintenir le cap de la coalition de Capriles, tendre la main aux adversaires d’hier, miser sur l’apaisement et la tolérance. D’autres élections (régionales en décembre, municipales en avril 2013 et législatives en 2015), permettront une redistribution des cartes politiques, où chaque formation de la MUD pourra trouver sa place, à condition de préserver l’unité de l’opposition.
Chavez a déconstruit l’Etat, multiplié les structures parallèles et subordonné les pouvoirs législatif et judiciaire à un hyper présidentialisme sans contre-pouvoirs ni reddition de comptes, utilisant la manne du pétrole de manière discrétionnaire et opaque, favorisant ainsi les dérives populistes et la corruption. Le dilemme du Venezuela n’est pas plus ou moins d’Etat, mais davantage de République.
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