« Les prisons vénézuéliennes sont une bombe à retardement. » Le constat est de la ministre des services pénitentiaires du Venezuela, Iris Varela. Dimanche 19 août, 25 détenus sont morts dans la prison de Yare, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Caracas. Un visiteur a été tué et 43 personnes blessées, selon le bilan officiel donné lundi par Mme Varela.
En pleine campagne électorale, le président Hugo Chavez, qui brigue un troisième mandat le 7 octobre, ne s’est pas prononcé sur le drame. Il était pourtant, lundi soir, en direct à la télévision. Le candidat de l’opposition, Henrique Capriles Radonski, lui a reproché ce silence. M. Chavez connaît bien la prison de Yare où, jeune officier, il a passé plusieurs mois, après avoir été condamné pour sa tentative de coup d’Etat de 1992.
La violence carcérale n’a cessé de s’aggraver sous la présidence Chavez, mais elle est ancienne. « Le problème des prisonniers est le pire problème dont nous héritons », aurait confié – il y a quatorze ans – un proche de M. Chavez à Teodoro Petkoff, le directeur du quotidien d’opposition Tal Cual, qui raconte l’anecdote dans son éditorial de mardi. « Et il est permis d’affirmer que c’est le pire problème dont héritera Henrique Capriles », continue M. Petkoff, convaincu que son candidat va l’emporter. Les sondages donnent Hugo Chavez gagnant.
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