LE 31 juillet 2012 sera longtemps cité dans l’histoire de l’Amérique latine et de la Caraïbe comme un jalon, un pas de géant, avec l’entrée du Venezuela en tant que membre à part entière au Marché commun du Sud (Mercosur), dans le cadre du premier élargissement de cette union douanière en ses 21 ans d’existence.
Cette date marquera aussi un nouvel échec de la politique impériale des États-Unis vis-à-vis de notre région, qu’ils ne peuvent plus contrôler à leur guise comme auparavant.
Pour l’économiste, journaliste, politologue et sociologue argentin Atilio A. Boron, l’inclusion du Venezuela au Mercosur, après cinq ans d’attente, constitue, du point de vue géopolitique, le plus important revers diplomatique des États-Unis depuis l’échec cuisant de la Zone de libre échange des Amériques (ZLEA).
À cet égard, Beatriz Miranda, chroniqueuse du quotidien colombien El Espectador, précise que l’entrée du Venezuela au Mercosur donne davantage de poids (économique et commercial) à ce bloc régional.
Plusieurs analystes estiment que sur le plan géopolitique, l’arrivée de Caracas augmente les possibilité d’insertion du Brésil dans les Andes et dans la Caraïbe, et du Venezuela dans l’Atlantique sud. Le Mercosur devient ainsi une intégration stratégique dont l’identité sera à la fois amazonienne, atlantique, caribéenne et andine, et permettra une intégration énergétique importante.
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