Telle ou telle critique, notamment sur la politique extérieure de Chavez, n’invalide en rien la profondeur du processus historique en marche. Ne passons pas à côté de ce qui avance, de ce qui se joue en Amérique latine.
La position latino-américaine nous est expliquée comme une volonté de souveraineté et d’indépendance actives, au-delà de la nature de tel ou tel régime. « Chavez », poursuit un fonctionnaire, « ne s’est pas prononcé sur la nature du régime syrien; nous considérons qu’il y a aujourd’hui intervention extérieure contre la Syrie ». On nous rappelle aussi que sur « l’affaire de l’Iran », lorsque le Brésil avait proposé sa médiation, on l’avait « envoyé bouler ».
Ces positionnements, qui peuvent paraître contestables, sont inspirés également par une cohérence, une vision de géopolitique pétrolière progressiste, afin de mettre le pétrole au service des peuples et non des multinationales et de Washington. Le Venezuela insiste également sur la nécessité d’une stratégie sud-sud visant à la consolidation d’un monde multipolaire. Tel est le « son de cloche » du Venezuela.
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