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Andrés Mejias, profession poète, est payé en tant qu’animateur culturel. Petit et bourru, assez intello, il est entré au PSUV et en est ressorti un peu amer. Pas assez de « définition ». Il trouve le moment passionnant, « un moment de radicalisation de la démocratie participative et d’accélération de la mise en place du « pouvoir populaire ». Le transfert du pouvoir au peuple. Dans le passé, il a voté communiste. Le « pouvoir populaire », il y croit. « C’est la seule façon de démonter définitivement les mécanismes de l’oppression et de l’exploitation inhérents au capitalisme, de dépasser les formes de l’Etat bourgeois ».

 

Chavez a dit: « Une révolution est culturelle ou ne l’est pas ». Donc Andrés et ses copains l’ont pris au mot, mais « la culture en révolution, c’est très complexe ! » Le gouvernement permet désormais l’accès massif à la culture, à la lecture (distribution de livres gratuits, ateliers…) 82% de la population lit et comme la presse écrite est à une écrasante majorité hostile… Les Vénézuéliens ne doivent pas apprendre par cœur « La Pravda »!

 

52% d’entre eux lisent des livres… « de propagande doit-on dire chez vous ». « Don Quichotte » et « Les Misérables » ont été tirés à des millions d’exemplaires et offerts gratuitement à la population. Ce bourrage de crâne est insupportable ! « Avant, publier un recueil poétique relevait du calvaire…Aujourd’hui les poètes tirent à 3000 exemplaires minimum ». Un processus de transformation culturelle secoue le pays… Il oblige à des remises en question, à bousculer les clichés, la lecture de l’histoire.

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