See on Scoop.itVenezuela

Trottoirs, places, et parcs de la ville du bas (du grand centre-ville), sont bruyants, et il est difficile de dormir fenêtres ouvertes. Le centre de Caracas n’est pas un coupe gorge, ni une ville fantôme.

 

Mais il est vrai que l’insécurité (pas l’insécurité sociale), mais plutôt la délinquance, la violence sont ressenties par la population comme la première des préoccupations. Tous les week-ends se soldent à Caracas par une cinquantaine d’assassinats. Il est vrai que l’on nous a conseillé d’éviter les « ranchitos » la nuit, ce que nous avons fait. La mort violente est devenue la première cause de mort de jeunes. 80% des victimes sont des personnes entre 15 et 44 ans.

 

La situation est un véritable casse-tête pour les autorités. Le chômage, la pauvreté, la précarité, ont massivement diminué. Et pourtant, les chiffres de l’insécurité évoluent peu. Seuls le Honduras et le Salvador ont des indices plus élevés. Le gouvernement en est à son Nième plan contre ce fléau. En ce mois de juillet 2012, il vient de lancer 285 nouveaux projets « contre le délit », dont 266 financés par les conseils communaux: lutte contre le trafic de drogue, contre les conduites violentes, mise en place de structures de prévention, aide aux victimes et à leurs familles, renforcement des organes de sécurité et d’institutions judiciaires peu efficaces. Le gouvernement mise surtout sur le rôle de prévention des organisations de base, des communautés, des conseils communaux, des associations de femmes, des réseaux sociaux, pour freiner la violence surtout dans les quartiers les plus pauvres.

See on www.humanite.fr


En savoir plus sur veneSCOPE

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.