Le Venezuela tentait d’entrer au sein du marché d’Amérique latine depuis 2006, déjà sous la présidence d’Hugo Chavez. La même année, le pays quittait la Communauté andine des Nations et cherchait à s’intégrer au sein de cet autre espace régional, en plus de l’ALBA (Alliance bolivarienne pour les Amériques). Le président disait vouloir débarrasser le Mercosur de son « néolibéralisme » qui divisait plus qu’il n’unifiait selon lui, mais l’enjeu demeurait avant tout économique.
L’arrivée du Venezuela devrait par ailleurs nuancer les asymétries économiques entre les pays membres. L’alliance économique a surtout profité au Brésil depuis sa création, qui est devenue depuis une des grandes puissances émergentes et représente 70% du PIB de l’organisation, alors que la part de l’Argentine diminue depuis 1945 et que la puissance économique de l’Uruguay et du Paraguay demeure limitée. Le Mercosur doit également faire face à une nouvelle concurrence : l’Alliance du Pacifique formée début juin par le Chili, la Colombie, le Pérou et le Mexique, pays qui constitue la deuxième puissance économique de la région. Cette alliance qui a pour but d’attirer les investissements asiatiques témoigne des tiraillements de l’Amérique du Sud sur le plan économique, entre Nord et Sud, Atlantique et Pacifique.
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