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L’économie reste majoritairement capitaliste, mais le cap est fixé vers la sortie. C’est ce que nous a confirmé un syndicaliste de la « Compagnie de Ciments Táchira » (ex Ciments Lafarge expropriés) sur les hauteurs de San Cristótal, à Palo Grande, 1 400 m d’altitude.

 

Situation un peu schizophrénique, mais le président Chávez n’entend pas brûler les étapes. Si le discours reste très radical, très anti-bourgeoisie, la réalité apparaît en retrait par rapport à la proclamation. Dans certaines régions conservatrices, plusieurs dizaines de dirigeants paysans ont été assassinés par les hommes de main de grands propriétaires. Ces derniers proposent parfois le prix fort à des paysans qui viennent de recevoir un lopin de terre, afin de le leur racheter.

 

On ne résout pas en quelques années les déformations structurelles de l’économie d’un pays… La révolution bolivarienne se fait démocratiquement, par la voie des urnes, dans le pluralisme, ce qui suppose de convaincre, et non d’imposer. La révolution manque encore de cadres politiques et techniques dûment formés…

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