« Félicitations camarade ! » s’est exclamée Cristina Kirchner à Brasilia le 31 juillet dernier alors que l’adhésion du Venezuela au Mercosur (Mercosul en brésilien) venait d’être avalisée. Le « camarade » Hugo Chavez, président du Venezuela, paraissait presque ému. Il attendait ce moment depuis 2006. C’était son premier déplacement à l’étranger depuis janvier, son état de santé l’obligeant à réduire ses activités.
A qui profitera cet élargissement du Mercosur ? Hugo Chavez a affirmé que les nouvelles opportunités allaient permettre de « sortir du modèle pétrolier » pour développer l’agriculture et l’industrie vénézuélienne. Pourtant, il semble que, au moins dans un premier temps, les principaux bénéficiaires seront les économies argentine et brésilienne. L’industrie vénézuélienne a de très faibles capacités d’exportation et d’adaptation.
Cette entrée dans le Mercosur risque de l’affaiblir un peu plus en l’exposant à la concurrence de producteurs plus performants.
Cette faiblesse de l’économie du Venezuela, malgré ou à cause de l’extraordinaire manne pétrolière, en fait déjà un important marché pour l’agriculture et l’industrie des deux poids lourds de ce marché commun.
L’adhésion de Caracas donne également aux produits argentins et brésiliens une nouvelle fenêtre sur les économies caraïbes et l’Amérique du Nord. Cette « victoire » d’Hugo Chavez est donc essentiellement diplomatique, contrebalançant des signes récents d’isolement international.
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