Le pays latino-américain détrône l’Arabie saoudite pour ses réserves pétrolières, selon le dernier rapport statistique annuel de BP, référence en la matière. Mais son pétrole lourd reste coûteux à extraire.
Le sous-sol vénézuélien recèle 296,5 milliards de barils, une trentaine de plus que l’Arabie saoudite, qui affiche 265,4 milliards.
En un an, les richesses en or noir du Venezuela ont fait un bond spectaculaire de 40%, d’après BP. Nulle découverte sensationnelle n’explique ce saut. Les experts de BP ont pris en compte dans leurs calculs la hausse du prix du baril, qui a coté 111,26 dollars à Londres en moyenne sur l’ensemble de l’année 2011. À ce prix, le brut extra-lourd du bassin de l’Orénoque, vaste région de l’Amazonie vénézuélienne connue depuis longtemps pour son or noir, devient plus rentable à extraire. En juillet dernier, l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) avait déjà retenu ce nombre de 296,5 milliards de barils, plaçant dans son propre classement le Venezuela, l’un de ses douze États membres, au premier rang mondial pour les réserves.
Le pays sud-américain dirigé par Hugo Chavez depuis 1999 a besoin d’un prix élevé du baril, tant pour son budget que pour financer les investissements pétroliers. «Des prix stables au-dessus de 100 dollars représentent le minimum nécessaire pour que les ressources pétrolières continuent» d’être développées, a plaidé Rafael Ramirez, le ministre vénézuélien du Pétrole, lors de la réunion de l’Opep qui s’achevait jeudi à Vienne. Le Venezuela y réclamait, en vain, une restriction de la production des pays du cartel, afin de faire remonter les cours. L’or noir représente la quasi-totalité (95%) des exportations du pays, et environ la moitié des recettes budgétaires.
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