Le centre de raffinage de Paraguaná, dans l’ouest du Venezuela, symbolisait autrefois la richesse pétrolière du pays et son ambition de transformer ses vastes réserves de brut en carburants et en revenus d’exportation.Aujourd’hui, ce complexe de l’État de Falcón, d’une capacité de 955 000 barils par jour (bpj), ne fonctionne qu’à une fraction de son potentiel. Ce déclin, amorcé il y a des décennies, n’est pas lié aux puissants séismes qui ont frappé le Venezuela le mois dernier.
Dans les mois précédant les séismes, Reuters s’est rendu aux abords des raffineries d’Amuay et de Cardón qui composent le complexe de Paraguaná, ainsi que dans l’une des deux autres raffineries actives du pays, et a interrogé une cinquantaine de travailleurs, sous-traitants, résidents et experts.
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