Les proches de migrants expulsés par les États-Unis et morts dans le séisme qui a frappé le Venezuela le 24 juin ont réclamé lundi au gouvernement vénézuélien des «excuses». Un groupe de 146 migrants, dont sept enfants, était détenu par les services du renseignement dans un vieux bâtiment de La Guaira, un État au nord de Caracas, lorsqu’un double séisme a provoqué l’effondrement de l’édifice. Ces personnes avaient été expulsées des États-Unis quelques heures auparavant et privées de leurs téléphones portables et autres effets personnels.
«Mon fils n’avait de casier judiciaire ni aux États-Unis, ni au Venezuela (…) Que faisait-il en détention illégale ?», a déclaré lundi lors d’un rassemblement à Caracas Oswadelis Nuñez, mère de Daniel Alejandro Nuñez Ramirez, mort à 28 ans. Selon elle, au moment des tremblements de terre de magnitude 7,2 et 7,5, les autorités ont interdit aux migrants de quitter le bâtiment. Il n’y avait pas non plus de plan d’évacuation, affirme-t-elle.
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