L’opération de reprise des prisons vénézuéliennes Gran Cacique Guaicaipuro s’est terminée vendredi après plusieurs semaines d’interventions, rapporte notre correspondante à Caracas, Alice Campaignolle. Le centre pénitentiaire de Yaracuy était la dernière prison du pays à ne pas avoir été prise en main par les autorités.
« Avec cette reprise de Yaracuy, nous avons désormais 100% des prisons du pays sous le contrôle du régime pénitentiaire, du ministère des prisons, se félicite le ministre de l’Intérieur vénézuélien, Remigio Ceballos. Et maintenant, nous allons mener un processus de relance. C’est-à-dire que nous allons nous charger de faire régner l’ordre et la discipline, l’ordre et la loi. »
Ce plan de reprise des prisons a commencé le 20 septembre avec la plus célèbre, celle de Tocoron d’où opérait le Tren de Aragua, une des plus grandes organisations criminelles d’Amérique latine. Plus de 10 000 membres des forces de l’ordre avaient été mobilisés. Des armes avaient été saisies et les autorités avaient dévoilé à la presse une piscine, des bars et diverses constructions à l’intérieur du centre pénitentiaire.
Les prisons vénézuéliennes étaient jusqu’à présent les lieux où s’organisaient les gangs les plus puissants du pays, des lieux contrôlés par ces mêmes gangs, qui s’adonnent au trafic d’armes, au trafic de personnes, de drogue, aux violences, aux homicides. L’extorsion des détenus est notamment l’une des sources de revenus pour ces bandes criminelles.
La reprise de cette prison, comme pour les six autres précédemment, s’est organisée en négociant avec les chefs de ces groupes afin que tout se passe dans le calme. Le processus de « relance » des prisons dont parle le ministre de l’Intérieur n’a pas été détaillé pour le moment.
Source : Venezuela: les autorités reprennent une septième et dernière prison aux mains des gangs
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