« Nous avons demandé une alerte rouge internationale », a déclaré le procureur général, Tarek William Saab. Le Venezuela a sollicité Interpol pour qu’elle émette des mandats d’arrêts internationaux pour les trois membres de la nouvelle direction du Parlement parallèle de l’opposition, qu’il a qualifiés de « criminels », a-t-il annoncé lundi 10 janvier.

Un tribunal pénal de Caracas avait déjà émis samedi un mandat d’arrêt pour le Venezuela contre Dinorah Figuera, qui vit en Espagne et a remplacé Juan Guaido à la présidence de l’Assemblée nationale, reconnue par les Etats-Unis et des dizaines d’autres pays comme la dernière institution démocratiquement élue au Venezuela.

Les membres de ce Parlement parallèle, élu en 2015, ne reconnaissent pas les élections législatives de 2020, remportées par les alliés du président Maduro. Les deux autres membres de la direction sont Marianela Fernandez et Auristela Vasquez, qui, elles, vivent aux Etats-Unis. « Nous verrons ce que l’Espagne et les Etats-Unis feront de cette demande du ministère public », a poursuivi le procureur général, ajoutant que son bureau avait également demandé la « saisie et la sécurisation des actifs » et le « blocage et l’immobilisation des comptes » des intéressées.

Source : Au Venezuela, mandats d’arrêt internationaux contre les nouveaux dirigeants du Parlement d’opposition