La crise économique vénézuélienne peut être une «étude de cas» dans de nombreuses facultés de sciences sociales dans le monde. Notre pays est un condensé pratiquement sans précédent: un pays modérément «développé», immensément riche en ressources naturelles, qui, après un vertigineux boom pétrolier, est complètement ruiné. En huit ans, l’économie a perdu environ 80% de son PIB, ce qui pourrait la classer au troisième rang des pires effondrements macroéconomiques de l’histoire du capitalisme. La Grande Dépression américaine de 1929 a fait chuter le PIB de 29%. La sanglante guerre civile espagnole a entraîné une contraction de 34% du même indicateur (Geoghegan, 2012). La représentation visuelle d’une telle perte pourrait être imaginée comme une personne pesant 100 kg en 2013, puis la voir en 2020 pesant seulement 20 kg. Si nous nous concentrons sur la question des salaires, la situation est encore plus tragique.

Source : Venezuela. «Il faudrait entre 32 et 40 ans pour retrouver le PIB de 2013… si nous avons de la chance» – A l’encontre