L’an dernier, Elliott Abrams, alors représentant spécial, a déclaré que l’administration Trump « travaillait dur » pour évincer le président vénézuélien Nicolas Maduro. Aujourd’hui, M. Abrams (actuellement chargé de mission au Council on Foreign Relations), ainsi que l’administration Biden, exhortent l’opposition vénézuélienne à participer aux prochaines élections locales et régionales de novembre.

Le récent rétropédalage de Washington ne signifie toutefois pas qu’il a renoncé à intervenir dans les affaires intérieures du Venezuela.

Sans surprise, Washington a fait pression sur l’opposition de droite vénézuélienne – dirigée par le président autoproclamé Juan Guaidó et le chef de l’opposition Leopoldo López – pour qu’elle abandonne sa politique de trois ans de boycott des élections, qu’elle prétend truquées. La participation électorale est une pilule difficile à avaler pour les deux politiciens car elle brise l’illusion, entretenue par beaucoup à Washington, que Guaidó est le président légitime et qu’il n’est qu’à quelques jours ou semaines d’occuper le palais présidentiel.

Source : La politique des États-Unis à l’égard du Venezuela n’a jamais consisté à « promouvoir la démocratie  (Steve Ellner, The Progressive Magazine). | «Venezuela Infos