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Dans une démarche inhabituelle, cinq haut fonctionnaires des Nations unies, tous experts en droits de l’homme, ont joint leurs voix, jeudi 14 février à Genève, pour demander au Venezuela la libération de la juge Maria Lourdes Afiuni Mora, arrêtée le 10 décembre 2009, sur ordre du président Hugo Chavez.

 

« L’affaire de la juge Afiuni représente un cas emblématique de représailles pour avoir coopéré avec un organisme de droits de l’homme de l’ONU », estime la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits humains, Margaret Sekaggya.

 

Le groupe de travail de l’ONU sur les détentions arbitraires était intervenu sur le cas d’Eligio Cedeño, un proche de Chavez tombé en disgrâce. Suite à cette intervention, la juge Afiuni avait accordé la liberté conditionnelle à Cedeño, ce qui provoqua une explosion de colère du chef de l’Etat, lors d’un de ses programmes télévisés. Mme Afiuni fut immédiatement arrêtée.

 

« Maintenir la juge Afiuni détenue, en attente d’un procès depuis plus de trois ans, ouvre la porte à beaucoup d’autres abus et suscite une intimidation généralisée », selon El Hadji Malick Sow, président du groupe de travail de l’ONU sur les détentions arbitraires.

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