Lors de la dernière session de l’Assemblée nationale vénézuélienne, mardi 5 février, la plupart des députés – de l’opposition comme de la majorité – arboraient fièrement une casquette tricolore bleu, jaune et rouge, aux couleurs du drapeau vénézuélien. Pour le néophyte, ces casquettes semblent à peu près identiques. Mais elles ne le sont pas ! Et c’est tout bonnement « une ‘guerre des casquettes’ qui s’est déclenchée à l’Assemblée », s’enflamme le quotidien Ultimas Noticias. Explication.
D’un côté, il y a la casquette de l’opposition, rendue populaire par Henrique Capriles, le candidat malheureux à la présidence en octobre, qui n’a pas quitté ce couvre-chef durant toute la campagne électorale. Cela a provoqué la foudre des chavistes, qui lui ont reproché de confisquer un symbole patriote.
De l’autre, il y a la casquette « de la révolution et des révolutionnaires », apparue lundi 4 février sur la tête du vice-président, Nicolás Maduro, elle aussi tricolore, mais qui porte l’inscription « 4F » afin de commémorer le coup d’Etat raté d’Hugo Chávez en 1992.
Henrique Capriles a aussitôt rétorqué par le biais de son compte Twitter qu' »on ne pourra[it] jamais déposséder les Vénézuéliens de leur casquette ni de leur avenir ». A leur tour, les réseaux sociaux se sont emparés de la polémique.
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