Hugo Chavez se remet petit à petit de son opération. Le président vénézuélien a été contraint de passer son réveillon de Noël à la Havane (Cuba), où il est hospitalisé depuis qu’il a subi une opération liée à son cancer le 11 décembre, mais «il marche et fait de l’exercice», a assuré lundi son son vice-président. Il a même tenu à adresser ses traditionnels voeux à la population : «Le commandant Chavez embrasse tous les enfants du Venezuela et vous souhaite un Joyeux Noël», a déclaré Nicolas Maduro sur la télévision nationale.
Le ministre de la Communication Ernesto Villegas a lui aussi tenu à rassurer la population, déclarant que le président connaissait une «légère amélioration». Il doit cependant continuer à observer «un repos absolu», a-il précisé.
Hugo Chavez bénéficie actuellement d’une permission spéciale accordée par l’Assemblée nationale, qui l’autorise à s’absenter de façon prolongée sans perdre son statut de président. En attendant qu’il se rétablisse, c’est son vice-président Nicols Maduro qui dirige les affaires du pays.Ce qui n’empêche pas le malade de suivre «de près les actions politiques des membres du gouvernement», a précisé ce dernier.
Réélu à la présidence du pays le 7 octobre dernier (avec 54,42% des voix), Hugo Chavez est cependant appelé à prendre officiellement ses nouvelles fonctions le 10 janvier. C’est à cette date butoir qu’il doit prêter serment devant l’Assemblée nationale. Mais il ne pourra prêter serment que si son équipe médicale donne son feu vert. Face à lenteur de son rétablissement, le vice-président a donc proposé, comme le prévoit la Constitution, de l’autoriser à prêter serment devant le Tribunal suprême de justice et non devant les députés. Aucune date limite n’étant prévue dans ce cas, la cérémonie pourrait donc être repoussée.
Le chef de l’opposition, Henrique Capriles, est lui aussi partisan de cette solution. «Il ne perdra pas la qualité de président élu» en repoussant l’heure de son serment, a-t-il assuré. «Il sera d’abord établi qu’il y a eu une défaillance provisoire. Il faudra ensuite vérifier s’il y a ou non lieu de considérer qu’il y a une défaillance définitive», a-t-il rajouté, laissant ainsi la porte ouverte à une nouvelle élection. La constitution prévoit en effet qu’au-delà de 180 jours sans exercer ses fonctions, le président se voit imposer un «empêchement definitif» par l’Assemblée, pour cause de mort, démission, destitution ou incapacité physique ou mentale. Hugo Chavez, qui dirige le pays depuis 13 ans, n’en est encore qu’à 14 jours d’absence.
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