C’est désormais sur les épaules du Vice-président Nicolas Maduro que repose l’avenir de la révolution bolivarienne. Le successeur désigné du président socialiste peut déjà se targuer d’avoir asséné un grand coup à l’opposition.
Qualifié de « modéré », il devra convaincre le Parti socialiste unifié vénézuélien (PSUV) aux multiples tendances. Pour l’historienne Margarita Lopez Maya « les talents de négociateurs » de Nicolas Maduro participeront à faire taire les dissidences.
Nicolas Maduro se démarque des cadres socialistes. Il n’a pas fait de carrière militaire comme Diosdado Cabello ou comme 11 des gouverneurs nouvellement élus. Élevé dans une famille de gauche dans le quartier classe moyenne de Los Chaguaramos à Caracas, il s’est investi dans la politique dès le lycée où il militait au sein de la Ligue socialiste.
Reste à ce colosse à l’épaisse moustache brune, qui manquerait de « charisme » selon Margarita Lopez Maya, à se rendre populaire auprès de l’ensemble des Vénézuéliens si jamais des élections présidentielles anticipées ont lieux. Il a eu ses coups d’éclat en tant que ministre des Affaires étrangères. Il s’est activement opposé au coup d’État au Honduras contre Manuel Zelaya en juin 2009, puis, dernièrement, a critiqué l’intervention militaire de l’OTAN en Libye tout en se faisant le porte-voix de la proposition de conciliation porté par Hugo Chávez. Il a aussi consolidé l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (Alba). A l’extérieur, et auprès des alliés du Venezuela, Nicolas Maduro n’a rien à prouver.
See on www.regards.fr
En savoir plus sur veneSCOPE
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.
