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La manifestation de centaines de milliers de personnes (peut-être plus d’un million !) qui ont occupé les rues de Caracas, le jeudi 4 octobre, a constitué une incontestable démonstration de vitalité de la « révolution bolivarienne » et aussi de l’omniprésence du président au moment de soulever l’enthousiasme des foules. Ceci, sous les auspices d’un slogan de campagne d’ailleurs passablement éloigné du socialisme : « Chávez, cœur de la patrie ! ». On retrouve ici certainement la force du nationalisme populaire tel qu’il s’est incarné au Venezuela : celui d’un « césarisme » progressiste et anti-impérialiste (au sens de Gramsci) ou encore cette « raison populiste » post-néolibérale, décrite en même temps par Ernesto Laclau (2) qui a réussi à recréer une nouvelle communauté politique populaire au Venezuela, tout au long de cette dernière décennie. Pourtant, si ferveur il y a, elle n’est pas le fruit unique d’une quelconque « irrationalité » politique, comme on peut le lire régulièrement dans la presse dominante ou d’une simple émergence plébéienne discursive.

 

Cette mystique populaire existe aussi grâce au bilan social, bien réel et bien compris, du processus bolivarien.

 

Pourtant, cette nouvelle victoire électorale — très claire et indiscutable — ne saurait cacher les multiples problèmes non réglés depuis treize années de pouvoir et les intenses contradictions du processus bolivarien, au-delà des discours sur le « socialisme du XXIe siècle » (dont on peine encore à voir ne serait-ce que les contours flous).

jlcrcfx‘s insight:

Un article de fond dans une perspective critique de gauche

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