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Le président Vénézuélien Hugo Chavez a annoncé que son cancer gagnait du terrain. Le charismatique leader prépare d’ores et déjà sa succession en appelant le peuple à s’unir autour de Nicolas Maduro, son vice-président. Au cas où la coqueluche de la gauche sud-américaine devait passer la main, c’est tout l’axe de résistance à l’impérialisme qui se fissurerait.

 

Le système patiemment bâti par Chavez risque de s’effondrer de lui-même. Hyper personnalisé, il fonctionne à merveille tant que le sémillant président est au meilleur de sa forme. Chaque discours incendiaire, chaque pauvre sorti de la misère, chaque avancée sociale est une flèche qu’il range dans son carquois. Mais si le leader vacille, c’est tout le système qui craquèle. Le Parti Socialiste Unifié du Venezuela, tanière des Chavistes, pourrait ne pas résister aux assauts répétés d’une opposition ouvertement soutenue par les grands propriétaires terriens, les États-Unis et la haute bourgeoisie.

 

La légitimité démocratique du PSUV pourrait même être remise en cause. Hugo Chavez a réélu président pour la quatrième fois alors qu’il souffrait déjà d’un cancer. Pour les besoins de la campagne, la gravité du cancer dont souffre Chavez a été minimisée. « Si je ne me sentais pas la force de gouverner six ans de plus je ne serais pas là. Nous allons d’ailleurs travailler à un rythme accéléré », avait même déclaré Chavez. Or, il n’est pas certain qu’un autre candidat du PSUV aurait pu l’emporter face à Henrique Capriles, unique candidat d’une opposition unifiée.

 

Si le Venezuela chaviste venait à tomber, beaucoup de pays se verront fragilisés. Le pétrole vénézuélien abreuve Cuba, la Biélorussie (qui tente de ne pas se limiter aux hydrocarbures russes), la Chine ainsi que les pays du Mercosur (zone de libre-échange regroupant cinq états sud-américains). L’Iran perdrait un soutien dans sa lutte contre les sanctions internationales. La Russie pourrait perdre son meilleur relais en Amérique du sud. Les seuls pays qui y gagneraient seraient les États-Unis et la Colombie. Washington serait débarrassé d’un trouble-fête qui n’hésite pas à critiquer les tentatives américaines pour maintenir l’Amérique latine dans une situation de dépendance. La Colombie pourrait continuer à s’acharner contre les guérillas paysannes, soutenues selon elle par le Venezuela.

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