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Marqué par la signature du protocole d’adhésion de la Bolivie, le 44e sommet du Mercosur, réuni vendredi à Brasilia, a salué la récente pleine adhésion du Venezuela et la négociation de celle de l’Équateur. Le Marché commun sud-américain s’ouvre ainsi aux trois pays du sous-continent qui forment, avec cinq autres d’Amérique centrale et des Caraïbes, le bloc de la gauche radicale dénommé ALBA (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique).

 

A tort ou à raison, des interprétations idéologiques risquent d’entourer ce processus d’élargissement de l’entité économique et commerciale qu’est en principe le Mercosur, fondé en 1991 par le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay. Le Venezuela en est le cinquième membre depuis le 31 juillet dernier. Brasilia et Montevideo relèvent de ce qu’il est convenu d’appeler la social-démocratie. Buenos Aires est à mi-chemin entre cette gauche modérée et la radicale instaurée à Caracas. Compte tenu de la suspension provisoire du Paraguay suite au limogeage expéditif, le 22 juin, de son premier président de gauche, Fernando Lugo, le Mercosur est aujourd’hui aux mains de pays se situant tous à gauche de l’échiquier politique. L’arrivée de la Bolivie, que suivra probablement l’Équateur, consolidera et radicalisera cette réalité.

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