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Le mausolée démesuré voulu par le président Chavez pour accueillir les restes du héros de l’indépendance, Simon Bolivar, suscite bien des spéculations sur sa (vraie) raison d’être.

 

L’ARCHITECTURE FUTURISTE DU BÂTIMENT BLANC qui s’élance dans le ciel de Caracas divise les passants. La courbe du toit évoque aux uns « la voile d’un navire majestueux », aux autres « une rampe pour skateurs ». Le mausolée est destiné à accueillir les restes de Simon Bolivar, le héros de l’indépendance latino-américaine auquel le président Hugo Chavez voue une admiration sans faille. Plusieurs fois repoussée, la cérémonie d’inauguration devrait avoir lieu le 17 décembre.

 

Le Venezuela n’a pas attendu Hugo Chavez pour rendre hommage au père de la Nation : sa monnaie nationale est le bolivar, et rares sont les villages qui n’ont pas une place, une avenue, une école, un hôpital Simon-Bolivar – ou les quatre à la fois. Arrivé au pouvoir en 1999, Hugo Chavez a mis en place un véritable culte au Libertador. La révolution est « bolivarienne » avant d’être socialiste. Le pays lui-même est rebaptisé « République bolivarienne du Venezuela ».

 

Au fil de ses interminables discours, le chef de l’Etat construit un Simon Bolivar à la hauteur de ses propres ambitions, grand patriote, précurseur de l’anti-impérialisme, père de la démocratie et inventeur – avec Jésus-Christ – de la justice sociale. Les historiens tiquent. Hugo Chavez, lui, se pose en héritier. Voire en réincarnation.

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