Au Venezuela, pays où l’inflation flirte chaque année avec les 30%, les véhicules d’occasion prennent de la valeur et se vendent invariablement plus cher d’année en année, une exception mondiale qui permet à certains d’en faire un commerce lucratif.
Depuis 2003, le contrôle des changes imposé par le gouvernement d’Hugo Chavez a rendu plus coûteuse l’importation de véhicules et de pièces détachées, ce qui a raréfié l’offre du neuf et dopé le marché de l’occasion. Les vendeurs de voitures « doivent importer des véhicules avec les taux de change du marché noir. Cela fait grimper les prix, presque personne ne peut acheter du neuf, ainsi la demande et les prix du marché de l’occasion montent en flèche », explique à l’AFP l’économiste Jesus Casique.
Face à cette situation, beaucoup de Vénézuéliens achètent des voitures en guise de placement financier et certains en tirent même d’importants bénéfices.
Alfredo est un ancien courtier de Caracas qui se consacre exclusivement à ce commerce depuis 15 ans. En ce moment, il propose cinq véhicules à la vente, dont une Chevrolet Grand Blazer achetée 128.000 bolivars (29.800 dollars) il y a un mois. Grâce à son bagoût et quelques retouches, il compte la vendre pour 145.000 bolivars (33.700 USD).
« Si je place cet argent à la banque, il perd de la valeur ou j’en tire des intérêts très faibles. Mais ce commerce me permet de gagner 10%, entre 8.000 et 10.000 « bolos » (entre 1.860 et 2.300 USD), en quelques mois. L’idéal est d’acheter et vendre rapidement pour que la marge soit supérieure à l’inflation », explique-t-il.
See on auto.rtl.fr
En savoir plus sur veneSCOPE
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.
