El Libertario scrute l’actuelle conjoncture politique vénézuélienne, (la démagogie du vote à l’ordre du jour).
Dans le spectacle électoral vénézuélien, 2012 sera l’année où l’attraction principale sera le show des élections présidentielles du 7 octobre et laissera les figurants pour faire leur modeste numéro dans les élections de gouverneurs d’états et des parlementaires régionaux le 16 décembre. De cette façon les pouvoirs autoritaires de l’Etat et le pouvoir de la finance continuent à dérouler, sans laisser le temps de respirer, le scénario de cette folie hypnotique électorale qui soumet la majorité opprimée du pays et ses efforts de lutte et de revendication. En fait, s’il y a quelque chose dont ces pouvoirs doivent se féliciter, c’est d’avoir rendu légitime la démocratie représentative et ses mécanismes électoraux, qui semblaient épuisés dans les années 90.
Hugo Chavez vainqueur n’est pas une surprise. Les liens populistes et émotionnels qui l’attachent à un important secteur populaire sont toujours là. De plus, non seulement il a utilisé les ressources de l’Etat pour sa campagne électorale, mais en plus il a joué sur la corde des sentiments (son slogan de campagne était : «Chavez, le coeur de la patrie») et de l’affectif à cause de sa maladie et de la crainte de passer à côté des promesses de campagne en cas de défaite ; ce qui a pour conséquence de renforcer ce qu’on appelle « l’économie du vote », où les électeurs se retrouvent coincés entre deux choix (la polarisation) et cela a pour résultat d’écarter et de minimiser d’autres choix possibles car ce sont eux (les chefs des deux grands partis) qui définissent les règles et les autres n’ont plus qu’un rôle de figurant.
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