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L’actualité est chargée. Des événements importants peuvent échapper aux regards. C’est de l’un de ces événements que j’entends traiter ici: la réélection d’Hugo Chavez le 7 octobre dernier pour un troisième mandat de président du Venezuela.

Cette réélection a été peu commentée. Elle a parfois été saluée : par Mélenchon, par exemple, ou par ce qui reste du Parti communiste.

 

Lorsqu’elle a été commentée, cela a été avec les mots habituels de la langue de bois en vigueur, et les réserves énoncées ont été rares.

 

Ce qui doit être dit est que cette réélection est logique et que, quoi qu’on ait dit ici ou là, l’opposition à Chavez n’a jamais eu aucune chance : son rôle a été de faire de la figuration. Elle s’est acquittée de son rôle. Elle a connu une défaite qu’elle peut elle-même qualifier d’honorable puisqu’elle a obtenu plus de quarante pour cent des voix. Elle n’a pas présenté le moindre recours et n’a pas parlé de fraude. Elle a permis à Chavez de passer pour un homme qui respecte la démocratie et remet son titre en jeu, alors que ce n’est pas le cas.

 

Ce qui doit être dit est que Chavez sait agir comme les totalitaires modernes : il ne confisque pas tout le pouvoir politique, et se contente de le dominer aux fins de gagner à chaque fois tout en se payant le luxe de dire qu’il n’est pas un dictateur. Mais s’il ne confisque pas tout le pouvoir politique, Chavez confisque quasiment tout le reste.

 

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