Après quatorze ans au pouvoir, le président vénézuélien est donc placé devant un dilemme. Soit il choisit la fuite en avant, au risque de préparer ainsi la disparition du chavisme. Soit il tente de structurer et de pérenniser son mouvement en y introduisant un minimum de jeu collectif, il recadre sa politique vers le centre gauche et normalise ses relations avec une opposition qu’il ne peut plus faire mine d’ignorer ou de disqualifier grossièrement. Ce second choix serait judicieux à court et à long terme, car l’insécurité, l’inflation, la corruption, l’endettement, l’effondrement des infrastructures, ne se règlent pas à coups de pétrodollars, mais de bonne gouvernance, de respect des institutions et de recherche du consensus.
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