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Le pétrole représente plus de 90 % des devises du Venezuela, 94 % des exportations et la moitié du budget de l’État. Il n’a jamais pesé autant dans l’économie. Le président Hugo Chavez avait pourtant promis en prenant la tête du pays de sortir du «tout pétrole». Pendant plus d’une décennie, il a puisé dans cette manne – soutenue par des cours mondiaux en hausse – en renforçant l’emprise de l’État sur la compagnie publique PDVSA et en limitant l’exercice des compagnies étrangères. Ses détracteurs lui reprochent d’avoir utilisé ces ressources à des fins politiques pour mener sa révolution bolivarienne.

 

Le leader de gauche a investi massivement dans des programmes sociaux avec des résultats probants sur le niveau de pauvreté et la réduction des inégalités. Selon les indices internationaux, le Venezuela affiche le taux d’inégalité le plus faible d’Amérique latine et Chavez se targue d’avoir le salaire minimum le plus élevé du sous-continent. Sauf que cette politique s’est faite au détriment d’investissements industriels et d’une nécessaire diversification. «Le Venezuela, c’est le syndrome de la maladie hollandaise, résume le chercheur Julien Rebotier, de l’université de Pau. Il n’y a pas eu d’effort de réorientation de l’appareil productif tandis que le secteur pétrolier souffre de sous-investissement en recherche et exploration. En matière sociale, il répond à l’urgence sans stratégie d’avenir.»

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