Cette semaine, Courrier international brosse le portrait du président Hugo Chávez, l’homme qui en treize ans de pouvoir a transformé le Venezuela. Malgré son cancer, il se présente de nouveau devant les électeurs, le 7 octobre.
Quand Hugo Chávez est arrivé au pouvoir, en 1999, le pétrole se négociait à 11 dollars le baril. Treize ans plus tard, l’incombustible président vénézuélien brigue un quatrième mandat – avec de grandes chances de succès. Entretemps, le prix du baril a été multiplié par dix, et Chávez, tel un Shadok*, a pompé, pompé, pompé… pour le meilleur et pour le pire.
Côté pile : les Vénézuéliens pauvres sont aujourd’hui moins démunis grâce aux nombreux programmes sociaux de la “révolution bolivarienne”, financés par le brut extralourd du bassin de l’Orénoque, qui se jette dans la mer des Caraïbes. Aucun président vénézuélien n’en avait jamais fait autant. Côté face : le “Venezuela saudita” est plus que jamais victime de la malédiction de l’or noir, maladie répertoriée dans les années 1970 et dont les symptômes ont été depuis identifiés. Plus un pays est pétrodépendant, plus il est susceptible de sombrer dans l’autocratie, la corruption, le clientélisme, et moins son économie se diversifie pour donner leur chance aux générations futures, quand le pétrole n’existera plus ou qu’il ne servira plus à rien.
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