See on Scoop.itVenezuela

Au Venezuela bolivarien, lorsque l’on est chaviste, on affiche la couleur dans la rue. Chemise ou tee-shirt rouge, casquette rouge. María Barcos est militante du PSUV du secteur Sabana Larga, Municipe Papelón. La trentaine énergique et pétillante, cette pasionaria a le verbe haut, passionné et surtout critique. Les militants qui l’entourent ne sont pas à proprement parler des féministes…

 

« Pionnière » du parti dans la région en 2007, adoubée par le Comandante, elle s’investit dans un travail politique de fond: de porte en porte, toujours prête, selon Juan José, à mobiliser pour aider les communautés, les fournir en médicaments, ampoules électriques, distribuer des tracts. Tout le contraire d’une bureaucrate ou d’un « boli-bourgeois ». Elle n’en finit pas de pester contre eux, contre les opportunistes, et cette bourgeoisie chaviste infiltrée dans l’appareil pour freiner la révolution, sauvegarder ses intérêts. Elle est furieuse, parce que dans son secteur, les « chefs » ont décidé des propositions de candidatures à la députation sans consulter les militants.

 

La parole de cette base chaviste n’épargne pas les gouverneurs, les maires ou les députés « que no cumplen » (qui ne font pas leur boulot). C’est que le parti est jeune, nombreux (plus de 6 millions de membres) et relève pour l’instant plus d’un mouvement hétérogène que d’un vrai parti. S’y mêlent d’anciens « adecos » (sociaux-démocrates), d’ex-guérilleros, des dizaines de milliers de nouveaux adhérents aux motivations plurielles: patriotiques, anti-impérialistes, affectives, attachement au président et soif, pour beaucoup, d’une société nouvelle que le président appelle depuis 2005, « socialisme du XXIe siècle ».

See on www.humanite.fr


En savoir plus sur veneSCOPE

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.