Le président du Venezuela Hugo Chavez devrait remonter sur la scène internationale mardi à Brasilia lors d’une réunion du Mercosur qui va intégrer son pays, l’occasion de marquer des points dans la course à la présidentielle d’octobre et de réaffirmer la guérison de son cancer.
Son voyage au Brésil revêt aussi un autre objectif : C’est le premier rendez-vous international du président en 2012, ce qui démontre l’importance qu’il accorde à l’entrée du Venezuela dans le Mercorsur, décrypte pour l’AFP Farith Fraija, analyste politique.
L’entrée dans le marché commun regroupant l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay du pays disposant des plus importantes réserves de pétrole au monde a été approuvée en juin après la suspension du Paraguay – dont le Sénat bloquait l’intégration du Venezuela depuis 2006 – suite à la destitution de l’ex-président Fernando Lugo.
Il s’agit pour Hugo Chavez de la réalisation de l’un de ses principaux objectifs géostratégiques : intégrer un groupe comprenant deux géants économiques et représentant 75% du PIB de l’Amérique du Sud.
L’entrée dans le Mercosur ouvre un nouvel horizon de possibilités pour la croissance de la patrie sud-américaine, a déclaré cette semaine le président Chavez, qui s’érige en héritier du rêve fédéraliste sud-américain du libérateur Simon Bolivar et a favorisé plusieurs unions politiques, comme l’Unasur ou la Celac.
Pour l’expert en relations internationales Edmundo Gonzalez, au-delà de la vocation traditionnellement vénézuélienne de parier sur l’intégration régionale, la participation au Mercosur est un calcul politique de Chavez pour tenter d’influer sur ses membres et d’étendre son projet de gauche radicale, hostile à Washington.
Avec toutefois un paradoxe à résoudre : comment va se comporter dans un marché de libre-échange un pays dont le gouvernement se définit comme socialiste et impose à son économie -largement étatisée et basée sur les importations- d’importantes mesures restrictives au secteur privé ?
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