Au Venezuela, les médias ne doivent pas « susciter l’angoisse dans la population ». Pour avoir enfreint cette règle, la chaîne de télévision Globovision vient de payer une amende de 1,7 million d’euros. Parmi les sujets « anxiogènes » qui ont provoqué les foudres du pouvoir figurent les émeutes dans les prisons surpeuplées, la lenteur des secours après un séisme, des affaires de pollution et, bien entendu, l’explosion de la criminalité. Ainsi, il ne faut pas raconter à quel point la morgue de Caracas est débordée les weekends. Ni la douleur des familles obligées de soudoyer des employés pour récupérer le corps de leurs proches dans des délais raisonnables.
Cette dérive autoritaire du régime Chavez est décrite minutieusement dans un rapport de 133 pages de Human Rights Watch publié mardi 17 juillet, en espagnol en anglais.
Si le registre de la gravité est encadré et surveillé, la volonté de détendre le public grâce à la satire et à l’humour peut aussi s’avérer dangereuse. Des textes manifestement comiques et des caricatures ont été sanctionnés durement par le régime du lieutenant colonel Hugo Chavez.
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