L’opposition vénézuélienne s’est choisie un candidat unique pour affronter Chávez en octobre: Henrique Capriles Radonski. Une menace pour le président socialiste en poste depuis 13 ans, toujours favori des sondages mais affaibli par son cancer.
L’hypothèse qu’il soit battu par Capriles, ou pas en mesure de maintenir sa candidature (alors qu’il n’a pas clairement désigné de dauphin), est désormais envisageable. Dans ce cas, la situation peut-elle vraiment dégénérer dans le pays, comme le prétendent certaines Cassandre?
Du côté de l’opposition, on s’efforce de balayer ce risque. Récemment, lors de l’une de ses interventions télévisées fleuves, «Chávez a répété 7 fois que s’il perdait les élections, il accepterait de céder le pouvoir», souligne Juan Rafael Pulido, qui rappelle qu’il n’a pas contesté l’élection des gouverneurs de l’opposition dans les Etats de Zulia et de Miranda en 2008.
Difficile néanmoins d’anticiper, en cas de défaite, la réaction de l’entourage présidentiel –pour qui Capriles n’est qu’une marionnette de Washington– et surtout des fameuses milices. «L’attitude de l’armée sera déterminante», estime Pulido qui compte aussi sur la vigilance des organisations internationales.
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