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« Un renouvellement (de la Constitution, ndr) peut être dans la bonne ou la mauvaise direction. Et nous vous disons que vous allez dans la direction de MM. Chavez, Castro, et de tous les régimes totalitaires et autoritaires de ce bas monde »[1]. C’est ainsi que Daniel Cohn-Bendit s’adressait à Viktor Orbán, Premier Ministre de la Hongrie, à la session du 18 janvier du Parlement Européen. Ce n’est pas la première fois qu’il fait une telle comparaison. Il y a un an il avait fait la même remarque à propos de la nouvelle loi hongroise sur les médias.   Mais, alors que le régime politique en Hongrie tend vers le bonapartisme de droite, pourquoi ne l’a-t-il pas comparé avec des régimes plus proches de cette tendance comme le clan Bongo au Gabon ou encore la clique à Álvaro Uribe en Colombie, entre autres ? Pourquoi cet ancien « soixante-huitard », passé avec armes et bagages au camp de la démocratie bourgeoise libérale et au « capitalisme vert », même quand il critique la droite « bonapartisante », se sent obligé d’attaquer ceux qui se situent un peu plus à gauche que lui ?   En effet, le chavisme c’est un projet essentiellement bonapartiste « de gauche » (très molle d’ailleurs) qui en utilisant une rhétorique soi-disant « anti-impérialiste » et s’appuyant (et en canalisant) le mouvement de masse essaye de préserver les intérêts d’une fraction de la bourgeoisie nationale. Le castrisme c’est encore une autre chose : une « variante tropicale » du stalinisme. D’ailleurs, mettre dans le même sac le Venezuela, où règne pleinement le capitalisme (semi-colonial), et Cuba où, même si la bureaucratie castriste est en train de restaurer progressivement le capitalisme, il y reste encore des acquis de la Révolution de 1959 à défendre, relève de la grossièreté pro-capitaliste primitive.
Via fabricadehombreslibres.blogspot.com


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