Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a reçu Dinorah Figuera, la représentante de l’opposition vénézuélienne dans les négociations avec le gouvernement vénézuélien, vendredi 9 octobre, à Washington. Organisées sous la tutelle de l’administration américaine, ces discussions, qui visent à redémocratiser le pays pour, à terme, y organiser des élections, se déroulent toutefois sans l’opposante et prix Nobel de la paix Maria Corina Machado qui attend toujours de pouvoir rentrer à Caracas.
Au siège de Vente Venezuela, le parti de Maria Corina Machado, l’impatience se fait sentir alors que plusieurs militants et proches de la dirigeante sont récemment rentrés d’exil et que les autorités vénézuéliennes s’assouplissent quelque peu, le gouvernement ayant accepté de s’asseoir à la table des négociations avec une autre opposition, celle de l’Assemblée nationale élue en 2015.
Chargée de communication de Maria Corina Machado, Claudia Macero considère le processus encore imparfait, même si elle le juge malgré tout positif. « Comment est-il possible d’organiser un dialogue, de réunir deux parties, en laissant de côté le peuple, représenté par Maria Corina ? », interroge-t-elle. « Alors oui, c’est super que ce processus de dialogue avance, mais ce que les gens attendent, c’est d’avoir ici leur leader car elle, elle peut mobiliser », souligne Claudia Macero.
Maria Corina Machado aurait tenté de revenir au Venezuela à sept reprises, en vain. Selon ses déclarations, les autorités vénézuéliennes l’en auraient empêchée. Donald Trump tente lui-même de tenir la dirigeante de l’opposition à l’écart et répète que ses relations avec Delcy Rodriguez, la présidente intérimaire, sont « très bonnes ».
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