La plupart des courants politiques vénézuéliens ont dénoncé l’accord conclu en août entre Caracas et Washington sur les réserves de pétrole, qui les incite à temporiser sur la transition politique pourtant promise après l’enlèvement du président, Nicolas Maduro, en janvier.
La vidéo date de 2009. Le président vénézuélien Hugo Chavez (1999-2013) soutient à une journaliste incrédule : « La principale raison pour laquelle les Etats-Unis voudraient placer ici un gouvernement subordonné à l’empire [américain], c’est le pétrole vénézuélien. » Dix-sept ans plus tard, le président américain, Donald Trump, lui a donné raison, du moins sur ce point, en annonçant, le 28 août, « le plus gros contrat pétrolier de l’histoire mondiale », et ce, huit mois après l’enlèvement du président Nicolas Maduro, le 3 janvier, et l’installation de la complaisante Delcy Rodriguez comme présidente intérimaire, soumise au bon vouloir de Washington.
Signé entre le département américain de la défense et Nabep (pour « North American Blue Energy Partners ») – une entreprise privée vénézuélienne dirigée par Alejandro Betancourt, un personnage obscur sous le coup de plusieurs enquêtes pour fraude et blanchiment d’argent –, ce contrat octroie aux Etats-Unis, à en croire la Maison Blanche, le contrôle d’un cinquième des réserves de pétrole du pays, et ce, pendant un siècle.
Au Venezuela, l’indignation est totale. Du Parti communiste aux opposants de droite en passant par le chavisme, tous ont dénoncé la violation de la souveraineté du pays ou l’illégitimité du gouvernement non élu de Delcy Rodriguez.
En savoir plus sur veneSCOPE
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

